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"Coming Out" est l'objet d'un film documentaire réalisé par Denis Parrot.


30 avril 2019

En salles mercredi, "Coming Out" montre ces révélations à travers une succession de vidéos réalisées parfois en caméra cachée entre 2012 et 2018, et partagées sur Internet par de jeunes homosexuels ou des personnes transgenres.

"Je veux montrer à quel point le coming out est un moment de tension après des mois, des années durant lesquelles ces jeunes ont tout gardé en eux, sans oser en parler", confie Denis Parrot dans la note d'intention de ce moyen métrage de 63 minutes.

Le film s'ouvre avec Campbell, un adolescent australien, qui fait son "coming out" auprès de sa mère et de son petit frère, devant la caméra familiale : "je suis si contente que tu me le dises. Je t'imaginais venir avec quelqu'un et que tu nous l'annoncerais alors", réagit la mère aussitôt la révélation faite.

Contre toute attente, Brandon, le petit frère, fait part d'une franche hostilité : "Tu aimes les trucs de mecs ?". "Il va avoir plus besoin d'aide que nous !", ironise alors la maman.

En caméra cachée, Daniel, un adolescent américain de Géorgie, a filmé sa mère qui le renie immédiatement : "tu devras déménager pour vivre comme bon te semble. Je ne veux pas laisser croire aux gens que j'approuve. Sale homo !", éructe la mère.

Parmi les derniers témoignages, celui de Loren, une adolescente canadienne qui a choisi de faire son "coming out" auprès de sa grand-mère : "ça ne changera rien pour moi. Pourquoi avais-tu peur de me le dire. Rien ne m'empêchera de t'aimer, ma chérie !".

"Ces vidéos n'auraient pas pu exister il y a 20 ans et elles ne seront pas les mêmes dans vingt ans. Elles s'inscrivent dans notre société, elles parlent de notre monde occidental actuel", souligne Denis Parrot.

"Je n'ai pas de parcours militant politique ou associatif, mais ce film est ma petite contribution pour aider à faire bouger les lignes", ajoute le réalisateur. "Je veux susciter une prise de conscience chez les parents: votre enfant est peut-être gay, lesbienne, bi ou trans et vous l'ignorez. Vous ne l'avez pas choisi, mais votre enfant ne l'a pas choisi non plus. Ce n'est ni bien ni mal, c'est juste comme ça..."